Recommandations officielles du Ministère de l'Intérieur relatives aux unités d'enseignement Sensibilisation aux gestes qui sauvent (GQS) et Prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC1). Édition décembre 2022. Élaborées avec le concours de la commission scientifique et technique du CNPC.
Encadré par l'arrêté du 30 juin 2017. Durée : 2 heures. Dès 10 ans. 1 formateur pour 15 stagiaires max. Le contenu GQS est un sous-ensemble du PSC1 — les parties barrées dans le PSC1 ne sont pas enseignées en GQS.
Durée : 7 heures. Formation complète basée sur un RIFC établi par chaque organisme habilité. Couvre l'intégralité des gestes de premiers secours. Approche scientifique conforme aux recommandations des sociétés savantes. Remplacé par le PSC depuis le 10 juillet 2024.
Une victime ou toute autre personne menacée par un danger doit en être protégée, notamment du sur-accident. Pour cela, le sauveteur, lorsqu'il peut agir sans risque pour sa propre sécurité, doit immédiatement supprimer ou écarter le danger de façon permanente. Si nécessaire, délimiter clairement et largement la zone de danger pour éviter toute intrusion.
Lorsque la victime ne peut se soustraire d'elle-même à un danger réel, immédiat et non contrôlable, un dégagement d'urgence peut être réalisé. Cette manœuvre peut être dangereuse — elle doit rester exceptionnelle. Aucune technique n'est imposée.
Appliquer les consignes nationales du Ministère de l'Intérieur : S'échapper → Se cacher → Alerter et obéir aux forces de l'ordre → Réaliser les gestes de premiers secours → Rester vigilant.
Appliquer les mesures barrières et de distance physique. Demander à la victime de porter un masque si cela ne gêne pas sa ventilation. Se laver les mains à l'eau et au savon à la fin de l'intervention.
L'alerte est l'action qui consiste à informer un service d'urgence de la présence d'une ou plusieurs victimes. L'alerte doit être rapide et précise.
Répondre aux questions, appliquer les consignes, raccrocher sur les instructions de l'opérateur (jamais en premier). Si possible, envoyer une personne accueillir les secours.
Une hémorragie est une perte de sang prolongée qui ne s'arrête pas spontanément — elle imbibe un mouchoir de tissu ou de papier en quelques secondes.
Indication : toute plaie qui saigne abondamment. Justification : la compression des vaisseaux sanguins arrête le saignement.
Appuyer fortement sur l'endroit qui saigne avec les doigts ou la paume, en interposant une épaisseur de tissu propre recouvrant complètement la plaie (mouchoirs, torchons, vêtements…), jusqu'à l'arrivée des secours. En l'absence de tissu : appuyer directement avec la main.
Utilisé pour libérer le sauveteur uniquement si la compression manuelle a permis d'arrêter le saignement. Impossible si la plaie est au cou, à la tête, au thorax ou à l'abdomen.
Indication : hémorragie d'un membre lorsque la compression directe est inefficace ou impossible. Justification : interrompre totalement la circulation du sang du membre en aval.
Si un garrot industriel (CAT) est disponible, l'utiliser en priorité. Ne pas utiliser les garrots élastiques pour prises de sang.
Une personne a perdu connaissance lorsqu'elle ne répond et ne réagit à aucune sollicitation verbale ou physique et respire. Risque : évoluer vers l'arrêt respiratoire et cardiaque, ou s'étouffer.
Indication : systématiquement avant d'apprécier la respiration chez toute victime qui ne répond pas. Justification : la bascule de la tête en arrière et l'élévation du menton entraînent la langue et améliorent le passage de l'air.
Indication : victime qui ne répond pas, ne réagit pas et respire, suite à un événement non traumatique. Justification : maintenir libres les voies aériennes, permettre l'écoulement des liquides.
1er temps — Préparer : retirer les lunettes · bras côté sauveteur à angle droit, coude plié, paume vers le haut · saisir le bras opposé, amener le dos de la main contre l'oreille côté sauveteur · attraper la jambe opposée derrière le genou, la relever pied au sol.
2e temps — Retourner : tirer sur la jambe relevée pour faire pivoter vers soi jusqu'à ce que le genou touche le sol · dégager la main en maintenant le coude.
3e temps — Stabiliser : ajuster la jambe (hanche et genou à angle droit) · ouvrir la bouche sans mobiliser la tête · contrôler la respiration en permanence.
Chez le nourrisson : placer dans les bras du sauveteur sur le côté.
Victime considérée en arrêt cardiaque si elle ne répond pas, ne réagit pas ET ne respire pas (ou respiration agonique — considérée comme un arrêt cardiaque).
ALERTER · MASSER · DÉFIBRILLER — augmente de 4 à 40% le taux de survie. Chaque minute gagnée : +10% de chances.
5 insufflations initiales, puis cycles 15 compressions + 2 insufflations. Nourrisson : 2 doigts au centre du sternum, profondeur ≈ 4 cm.
Talon d'une main à une largeur de doigt au-dessus du bas du sternum. Enfoncer le thorax sur le tiers de son épaisseur (≈ 5 cm).
Pulpe de deux doigts dans l'axe du sternum, une largeur de doigt au-dessus du bas du sternum. Enfoncer sur le tiers de l'épaisseur (≈ 4 cm).
Chez le nourrisson : tête en position neutre, englober bouche et nez simultanément.
Indication : arrêt cardiaque. Justification : peut permettre de retrouver une activité cardiaque normale. Sûr et utilisable par tous.
Appareil qui analyse l'activité électrique du cœur, reconnaît une anomalie (fibrillation ventriculaire) et délivre ou invite à délivrer un choc électrique pour rétablir un rythme normal.
ERP, halls d'aéroports, avions, centres commerciaux, gares, trains, certains lieux de travail et immeubles. Signalés par un logo facilement identifiable. Des applications mobiles permettent de localiser le DAE le plus proche.
Plaie grave : hémorragie associée, mécanisme pénétrant, localisation thoracique/abdominale/oculaire, aspect déchiqueté.
Se laver les mains · rincer à l'eau courante · désinfecter · pansement adhésif · consulter pour vérifier la vaccination antitétanique.
La loi de modernisation de la sécurité civile (2004), reprise à l'article L721-1 du Code de la Sécurité Intérieure, affirme : « Toute personne concourt par son comportement à la sécurité civile. »
Quiconque porte assistance de manière bénévole à une personne en situation apparente de péril grave et imminent est un citoyen sauveteur et bénéficie de la qualité de collaborateur occasionnel du service public (Loi n°2020-840 du 3 juillet 2020).
L'alerte aux populations est diffusée via : sirènes (Signal National d'Alerte), FR-Alert (notifications sur téléphones portables sans inscription ni application, actif depuis juin 2022), médias, réseaux sociaux officiels (@Beauvau_alerte).
Variation du signal sur 3 cycles successifs de 1 min 41 sec espacés de 5 sec (début d'alerte). Signal continu de 30 sec (fin d'alerte). Testé le premier mercredi de chaque mois à midi (un seul cycle).
Obstruction partielle : l'air peut encore atteindre les poumons. Encourager à tousser, surveiller. Si la toux devient inefficace → traiter comme une obstruction complète.
Obstruction complète : la victime ne peut plus parler, crier, tousser — bouche ouverte, s'agite, devient bleue rapidement.
Sensation pénible traduisant un trouble du fonctionnement de l'organisme. Observer les signes d'apparition soudaine :
Mettre au repos (allongée, assise si difficultés respiratoires, ou dans la position où elle se sent le mieux) · desserrer les vêtements · rassurer · protéger · recueillir les informations médicales · demander un avis médical.
Réalisées par la victime elle-même dès les premiers signes : accroupissement · croisement des membres inférieurs avec contraction musculaire · crochetage des doigts et tension des bras.
Brûlure simple : rougeur (adulte) ou cloque dont la surface est inférieure à la moitié de la paume de la main de la victime.
Brûlure grave : cloques dont la surface totale est supérieure à la moitié de la paume · destruction profonde (blanchâtre ou noirâtre) · localisation : visage, cou, mains, articulations, orifices naturels · rougeur étendue chez l'enfant · brûlure chimique, électrique ou radiologique.
Atteintes des os (fractures), des articulations (entorses, luxations) ou des organes. Règle : ne pas mobiliser la victime.
Les référentiels complets sont accessibles en version électronique sur le site du Ministère de l'Intérieur.