Protocoles issus des référentiels officiels DGSCGC décembre 2022 (GQS et PSC1), approuvés par la commission scientifique et technique du CNPC, conformes aux recommandations ERC 2021. À utiliser comme aide-mémoire entre formations.
Une personne est en arrêt cardiaque lorsque son cœur ne fonctionne plus ou fonctionne de façon anarchique, ne permettant plus d'assurer l'oxygénation du cerveau.
Signes : La victime ne répond pas, ne réagit pas ET ne respire pas (aucun mouvement de la poitrine, aucun bruit ou souffle) OU présente une respiration anormale : mouvements respiratoires lents, bruyants, difficiles et inefficaces (respiration agonique). Une respiration agonique doit être considérée comme un arrêt cardiaque.
⚠ Convulsions : une courte période de mouvements saccadés ressemblant à des convulsions peut survenir à l'arrêt cardiaque. Examiner la victime dès l'arrêt de ces mouvements.
Le DAE analyse l'activité électrique du cœur, reconnaît une anomalie à l'origine de l'arrêt cardiaque (fibrillation ventriculaire), et délivre ou invite à délivrer un choc électrique pour rétablir un rythme normal. Il est sûr et utilisable par tous, même sans formation.
Composition : haut-parleur guidant vocalement chaque étape, accumulateur d'énergie, bouton choc (semi-automatique), électrodes pré-gélifiées à usage unique.
Localisation : ERP, aéroports, gares, centres commerciaux, lieux de travail — signalés par un logo vert. Des applications mobiles permettent de localiser le DAE le plus proche.
Une hémorragie est une perte de sang prolongée qui ne s'arrête pas spontanément — elle imbibe un mouchoir en quelques secondes. Elle peut entraîner une détresse circulatoire ou un arrêt cardiaque.
Compression directe : appuyer fortement sur l'endroit qui saigne avec les doigts ou la paume, en interposant une épaisseur de tissu propre. Compression permanente jusqu'aux secours. Un pansement compressif peut remplacer la compression manuelle seulement si elle a permis d'arrêter le saignement.
⚠ Cas du nez : asseoir, tête penchée en avant (jamais allongée), se moucher vigoureusement, comprimer les deux narines 10 min sans relâcher.
Indiqué en cas d'hémorragie d'un membre lorsque la compression directe est inefficace ou impossible (nombreuses victimes, plaie inaccessible, corps étranger). Préférer un garrot industriel (CAT) si disponible.
Indiquée chez toute victime qui ne répond pas, ne réagit pas et respire, suite à un événement non traumatique. Elle maintient libres les voies aériennes en permettant l'écoulement des liquides vers l'extérieur et évite que la langue ne chute.
⚠ Traumatisme : en cas de traumatisme connu ou suspecté, laisser la victime sur le dos, ne pas la déplacer. Alerter et surveiller la respiration jusqu'aux secours.
Libération des voies aériennes (LVA) : placer la paume sur le front, 2-3 doigts sous la pointe du menton. Chez l'adulte/enfant : basculer la tête en arrière + élever le menton. Chez le nourrisson : tête en position neutre.
1er temps — Préparer :
2e temps — Retourner :
3e temps — Stabiliser :
Obstruction partielle : victime peut encore parler, tousser, respirer (parfois bruit surajouté). CAT : installer confortablement, encourager à tousser, demander un avis médical. Ne pas intervenir si la toux est efficace.
Si la toux devient inefficace ou signes de fatigue → appliquer la CAT obstruction complète.
Obstruction complète : victime ne peut plus parler, crier, tousser ni émettre un son — bouche ouverte, s'agite, devient bleue rapidement.
Demander : « Est-ce que vous vous étouffez ? »
Brûlure simple : rougeur chez l'adulte, cloque dont la surface est inférieure à la moitié de la paume de la main de la victime.
Brûlure grave : cloques dont la surface totale est supérieure à la moitié de la paume ; destruction profonde (aspect blanchâtre ou noirâtre) ; localisation : visage, cou, mains, articulations, orifices naturels ; rougeur étendue chez l'enfant ; brûlure chimique, électrique ou radiologique.
Observer les signes d'apparition soudaine qui peuvent orienter le médecin :
Chaque minute sans traitement = 1,9 million de neurones détruits. L'AVC est la 1ère cause de handicap acquis en France.
Qualifiée de grave si : hémorragie associée, mécanisme pénétrant (objet tranchant, morsure, projectile), localisation thoracique/abdominale/oculaire, aspect déchiqueté ou écrasé.
Règle fondamentale : ne pas mobiliser la victime.
Le sauveteur ne doit pas mobiliser la victime. En cas de traumatisme crânien, thoracique ou abdominal, une atteinte des organes sous-jacents est toujours possible.
En cas de douleur du cou (suspicion traumatisme rachis cervical) : demander de ne pas bouger la tête, si possible maintenir la tête à deux mains dans l'axe.
La protection est un préalable à toute action de secours. Elle ne peut être réalisée que si le sauveteur peut assurer sa propre sécurité. Le sauveteur doit se protéger en premier afin de pouvoir porter secours.
Si nécessaire, délimiter clairement et largement la zone de danger pour éviter toute intrusion, avec tous les moyens disponibles.
Dégagement d'urgence : uniquement si la victime ne peut pas se soustraire d'elle-même à un danger réel, immédiat et non contrôlable. Cette manœuvre peut être dangereuse — elle reste exceptionnelle. Aucune technique n'est imposée.
Consulter les fiches GQS et PSC1 dans leur intégralité, telles que publiées par la DGSCGC — Ministère de l'Intérieur, décembre 2022.